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Le soir : le temps des retrouvailles

Dernière mise à jour : janv. 8

Le matin, l’accueil de l’enfant peut être difficile, parents et enfants peuvent avoir du mal à se quitter. Certains enfants pleurent lorsque leurs parents partent, parfois leurs pleurs cessent dès que leurs parents sont partis et ils passent ensuite une bonne journée.


Et le soir, que se passe-t-il ?

Ce moment des retrouvailles est également un moment délicat, parfois même éprouvant.

Certains enfants semblent se transformer : ils s’agitent et n’écoutent plus rien.

C’est pour les enfants une seconde séparation. Voir et retrouver leurs parents le soir vient réactiver la séparation du matin. Ils ont déjà dû faire l’effort le matin de se séparer, puis de supporter l’absence, ils ont pu dépasser leur tristesse ou colère pour jouer et entrer en relation avec enfants et adultes. C’est un vrai travail psychique et émotionnel.


C’est pourquoi certains enfants vont reprendre leurs pleurs du matin.

Ces pleurs s’adressaient le matin à leurs parents, ils n’avaient plus de raison d’être en leur absence et les enfants avaient pu jouer durant la journée, comme s’ils oubliaient leurs chagrins ou leurs peurs. Mais l’émotion et les pleurs réapparaissent le soir à la vue des parents, après avoir été suspendus, mis entre parenthèses, parce que c’est à ses parents que l’enfant souhaite confier sa tristesse et non aux professionnelles.


En cette semaine de la petite enfance , AVB vous parle des retrouvailles entre le bébé et les parents .
LE TEMPS DES RETROUVAILLES


Ce temps de retrouvailles de fin de journée est surtout un temps de transition dans lequel l’enfant est « comme » entre deux adultes, et du coup peut être ni avec l’un ni avec l’autre.

En effet le parent confie le matin son enfant à un ou des professionnels pour la journée; il passe le relais comme s’il donnait un témoin. Le parent délègue pour quelques heures, une partie de ses fonctions de « soin », de protection et donc d’autorité.

L’enfant vit sa journée dans le lieu du professionnel, il y expérimente qu’il peut compter sur cet adulte bienveillant, attentif, qui prend soin de lui, le nourrit le, protège et lui pose des interdits et des limites. L’enfant apprend les façons de faire ces professionnels, il y respecte les codes, les règles.

Lorsque le parent arrive le soir, les professionnels ont souvent tendance à vite s’effacer. Spontanément, en présence du parent, le professionnel pense qu’il n’aurait plus à garder les mêmes modes de relation avec l’enfant ; il laisse sa place auprès de l’enfant pour respecter le parent. Le professionnel se met en recul, s’éloigne de l’enfant, il ne s’autorise plus à être celui qui fait attention à l’enfant, il est moins en lien avec lui. Le professionnel attend donc entre autres que le parent fasse respecter ses règles, qu’il reprenne l’autorité, sache dire non à son enfant et il s’étonne de voir les difficultés que le parent a à se faire respecter.

Mais le parent est encore dans le territoire des professionnels (domicile ou crèche). Il ne peut donc être lui-même. Il ne peut reprendre son rôle d’autorité pour faire respecter des règles qui ne sont pas les siennes, qui ne dépendent pas de lui. Il ne le reprendra qu’à l’extérieur de ce territoire,


A l’intérieur du lieu d’accueil, c’est le professionnel qui est responsable de l’enfant.

Sur un plan juridique en premier lieu et aussi symboliquement. Sinon l’enfant est comme dans le vide, alors il s’agite, il tourbillonne, explose et fait des bêtises…

Il a besoin de retrouver qui lui « donne la main », qui le tient et contient encore, qui est en lien et responsable de lui.

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